dimanche 21 juin 2026

GR34 - Suite et fin! Ou début....

Un samedi 16 mai

Ça y est, on y est, une 12e et dernière journée de marche avec le sac sur le dos avant la pause de GR! Je vous avais dit qu'on y arriverait, à la fin, avant la fin. Non sans effort, mais avec quand même une petite baisse de régime qui fait qu'à un certain moment plus tôt que prévu, l'appel de l'intérieur sec s'est fait sentir et qu'à Paimpol, l'homéchangisme de dernière minute a donné de bons résultats, trois sur six ayant répondus positivement à mes demandes envoyées quelques jours avant, par un soir humide de creux psycho-météorologique, allongé sur un matelas qu'on a déjà dit qu'il était glissant.


On se retrouve donc à quitter Plouha et ses Archi Duck pour un petit 15 km mollo jusque chez Odile et Hervé, septuagénaires accueillants qui ont une chambre à échanger pour un paquet de points (et qui étirent le concept jusqu'à nourrir, guider et longuement entretenir le randonneur), après une pause au café de l'abbaye de Beauport, un des nombreux départs pour Compostelle, 1800 km au sud, et dont pas un seul km ne m'interpelle particulièrement en ce moment, et pour les siècles des siècles, amen.


Voilà pour la portion GR34 Sentier des Douaniers, des gens notablement en forme, du voyage. Et maintenant, ou plutôt, et c'est ainsi que, jadis, commençait une pérégrination plus standard, où on peut laisser le sac sous un toit pour la journée et aller bretter léger comme une crêpe en l'air... Paimpol, Roscoff, la virée irlandaise, les îles (Bréhat, Batz, Ouessant, Belle-Île), Rennes, Brest, Kerroc'h, Pont-Aven, Nantes. Pas mal comme le plan du début, des îles en plus, Crozon en moins. Du beau brettage avec de belles images, elles sont déjà toutes sur Flickr, ne manque qu'un peu de (con)texte, ou pas. :)


Un dimanche 21 juin

Ceci dit, parlant de contexte et pour nous remettre dans un futur assez moment présent, nous sommes le 21 juin à quelques heures du solstice, à Nantes, dans un chic & chouette appart de gens particulièrement sympathiques, rue Mathelin Rodier, à moins d'une crêperie du château. Il va faire 40°C au thermomètre aujourd'hui, 41 demain (le maximum historique à Montréal, c'est 37,6 en août 1975, quand on se compare...), on est en "vigilance orange canicule" depuis hier midi et ça passe au rouge dans une demi-heure. Comme tous les 21 juin depuis 1982, c'est la Fête de la musique en France, aujourd'hui annulée à certains endroits, ou comme ici avec mesures préventives tel qu'interdire la consommation d'alcool sur la voie publique (quand on se compare!), demain des écoles seront fermées et si tout va bien un avion décollera en direction de Montréal avec un sourire accroché aux ailes et le plaisir de revoir les amis.es... par un temps plutôt breton.

samedi 20 juin 2026

GR34 - Jour 11 - Binic>Plouha

Quelle chance nous avons, ce qu'il y avait à dire a déjà pas mal tout été écrit sur cette journée toute en points d'exclamation!!! Ce qui n'empêche pas de se copier-coller avec du recul, ou de l'avance selon le point de vie, et de faire une mise à jour de l'inventaire faunique fauve.

Donc une journée de plages encastrées, de falaises fantastiques, puis de mer, de mer et encore de mer, et quel ciel, si c'était pas de l'accent breton, de l'absence de moutons et de la surabondance de chiens de petite taille (encore), on se croirait en Nouvelle-Zélande. 

Toutes les images qu'on peut imaginer sont sur Flickr, y compris celles du port de Gwin Zégal au nom ben l’fun et pas "duurr à diirr" pantoute, pour les fans de Richardson Z.
Et pour finir la journée, et pour la dernière soirée de camping, Oh Sainte Efficace, après les chants marins du festival de la morue, une soirée étonnante au snack bar du camping de Plouha... un band de covers des Stones, les Archi Duck (pour Dorothée, Ugo, Colin et Kévin!?) et vraiment contre toute attente, ça a duré 2h et c'était excellent, particulièrement la bassiste faisant aussi office de cantatrice fauve. Pour une description détaillée franco-franchouillarde d'un de leur show l'an dernier, à Plouha justement mais pas au camping, c'est ici et c'est mieux que ce que j'oserais faire.

Ce qui nous amène subtilement à l'inventaire faunique dont le décompte continu. On retrouve des spécimens jusqu'en Irlande, ce qui a meublé une partie du séjour, un peu comme on comptait des coccinelles jaunes ou des renaults 5 bleus, à la différence qu'un soute complet bas et haut identiques vaut 4 points et qu'un soute complet mais bas et haut un peu différents vaut 3 points. Je mets des exemples ci-dessous, mais gardez ça pour nous. Ça vient du futur et ce n'est pas facile à photographier, il faut être à l'affût et discret, qualités indispensables pour la photographie animalière. Le jackpot ce serait qu'il y ait un chien avec un manteau léopard assorti, mais ça ne s'est pas encore vu. Ce serait sûrement beaucoup de points surtout en pleine canicule.

Pour ce qui est de la marche, qu'il ne faudrait pas oublier, il y a tout de même eu 28 km avec d’interminables séquences de montées/descentes dans les creux de plages et une finale non moins interminable à faire un grand tour du pot avant de trouver l'entrée du camping. Si je me rappelle bien, à ce moment précis de la rando, l'envie que ça se finisse au pc est assez très présente dans l'air d'aller pas plus loin.

Pour 4 points:



Pour 3 points:


Et comme Dorothée? Je vous laisse deviner :





GR34 - Jour 10 - Saint-Pabu>Binic

En somme  
10km de marche, 36km de pouce très sollicité (pour sauver ~60km de marche) avec don de crêpes et fête de la morue. Et vous savez déjà presque tout ça si vous étiez sur Polarsteps quand c'est arrivé (sauf qu'ici, il y a plein de virgules, au cas où il faudrait respirer) un lointain 14 mai dernier, mais on va y arriver à la fin du racontage de cette marche de 12 jours, rappelons-le mais ne désespérons pas, il reste 48 heures au voyage et ça peut se faire plus vite qu'on pense, même si finalement c'est plus long à écrire qu'à marcher. 

En détails 
Lift 0: le mobilômeux du camping me laissant à 10h sur la route et sur le pouce avec une tente trempe parce que c'est le genre de matin où il averse toutes les 23 minutes, entre 2 rayons de soleil accrochés aux arbres, et que le lever s'est fait 23 minutes trop tard.
Lift 1: le couple de Paris qui vont fêter les 50 ans du mari et qui me laissent au rond-point pour l’autoroute, où il y a déjà un mec qui pouce. 
Défilade vers la plus petite route pour lever le pouce tranquille.
Lift 2: le bizarre qui avait jamais pris d’auto-pouceux et me laisse au village suivant, Yffiniac (se prononce probablement comme ça s'écrit, avec 2 "f").
Quasi-lift 3: le Bob Marley qui parle exactement comme Boucar Diouf, cigarette au bec, cool dude, le vieux char tellement plein de boucane que j'ai failli pas le voir.
Lift 3: Marjolaine la Bretonne Enthousiaste, qui m'amène prendre un café chez elle, me présente à son mari, à ses 3 enfants et au chien, m'invite à un dîner familial (décliné poliment), envoie son plus jeune chez le beauf qui a une fabrique de crêpes pour m'en ramener une brique de 6 et du caramel, histoire d'avoir du lest à manger sur la route et qui passe le fouet à son 2e pour qu'il termine la confection du dessert pendant qu'elle me ramène sur la route à quelques km de là pour me laisser marcher de Pordic à Binic, où, quimorucru, band gaspésien bien connu (le lien vous envoie à leur toune salée pour l'occasion) mais qui n'était pas là, il y a un show de binious devant la mairie pour la Fête de la Morue et un camping pas loin, plein mais pas pour les tentes, et où le Xe déluge de la journée commence sitôt la tente prétrempe montée, belle occasion pour manger des crêpes au sec au caramel, photos ailleurs à l'appui.
Sympathique camping malgré la fullhouse de campinecars grâce au beau secteur empelousé, déjà montré et mentionné, donnant sur la mer accueillant pour randonneurs, tout comme la cabane avec le micro-ondes et les prises de courant.

Les shanties (chants marins), du moins le premier groupe anglais-écossais, ça ressemblait un peu à ça et en cliquant sur le vidéo, on voit que le party est vraiment pogné:




Il y avait une parade de vieux gréements, comme ceci:


Et pour prévoir vos vacances de chants l'an prochain, c'est à Paimpol que ça se passe:







vendredi 19 juin 2026

GR34 - Jour 9 - Pléhérel>Saint-Pabu

Sommaire détaillé 
Rien de très excitant à part les vues au cap Erquy (se prononce R-Ki).
22 km de vent dans ´face, nuageux et frisquet au départ, presque 2 bonnes heures de pluie avant et après la crêperie ci-basse, de 13h30 à 14h30, fin de journée pénible vers 17h10ish avec d’étranges ampoules de chaque bord de chaque talon qui ressemblent à des piqûres, peut-être les genres de tiques exterminées la veille dans la tente (Note du futur: mystère irrésolu sans amputation notable à ce jour).
Surprenant camping de dimension modeste, nommé La Vallée, entre Erquy et Pléneuf incluant pour gratis un volubile gérant qui m’offre un lift en mini-char électrique (c'est presque fait en légos, ça se conduit à partir de 14 ans et oubliez ça, ça passerait pas un banc de neige d'un pouce et quart) plus tard en soirée jusqu’au resto ordinaire du gros camping vraiment moins surprenant, en bas de la côte. Le retour en marchant sur des ampoules n'avait cependant pas été anticipé/discuté au préalable et fut un brin désagréable.


À noter la jasette café chocolatine du matin avec la madame très d’adon qui fait aussi sa bière et qui conseille de passer par le cap à Erquy et la crêperie du pêcheur, choses faites, et mentionne qu’en fait le camping pousse sa luck jusqu'à 1000 emplacements l’été, donc potentiellement 4000 personnes et un nombre élevé de chiens de petite taille, et que ça laisse moins de temps pour jaser avec la file du matin qui fait 2 km de long pour le café. 

Au cap Erquy, quand il pleut pas, c'est beau et ça ressemble à ça:




mardi 2 juin 2026

GR34 - Jour 8 - Serein>Pléhérel

Résumé d’un 12 mai vu d’un 1er juin (plus que 4 jours de GR à documenter, on va y arriver avant la fin, promis!)
21km suffisants de la plage sereine jusqu’à Pléhérel-plage, Ze plus gros camping municipal de France, où tout y est harmonie et authenticité que dit le site.

Dans le détail à grand coups de du coup (regroupés ici pour notre plus grande exaspération)
• Du coup, à la plage sans château serein, j’ai oublié de mentionner la jasette avec un représentant de l’APPPPL, l’Association des Plaisanciers du Petit Port Pas Loin, qui venait scèner le scène du bateau échoué et le fait qu’il ne m’a posé absolument aucune question sur les motifs de ma présence sur les lieux du naufrage mais qu’à ma question sur si la baie se traverse à pied à marée très basse il a répondu quelque chose sur un coefficient de marée adéquat et le niveau d’incertitude relié au succès. Ça m’a réconforté dans ma décision. 
• Du coup, au moment où j’écris ceci, dans le futur d’un 1er juin à Rennes attablé Chez P’tit Louis rue Saint-Louis, la serveuse fort occupée à d’autres clients passe jambes à son ducou pour me dire "du coup, je m’occupe de vous".
• Du coup, on revient au 12 mai et c’est toujours pas les grosses chaleurs la nuit sur le matelas glissant mais le sac de couchage multisaisons fait sa job.
• Du coup, le lever est à 8h et le décollage pour la boulangerie à Plévenon à 8h32, ce qui nous fait un détour de 3km sur une journée d’une vingtaine prévus. Ça vaut le du coup, pour un café et ne pas déjeuner pour des pinottes.
• Du coup, c’est à 9h30 qu’apparaît la boulangerie à l’horizon d’un coin de rue médiévale et à 9h30ish que la boulangère dit qu’elle n’a plus de gobelet pour le café mais qu’il y a un café à Fréhel, village voisin, juste à côté, et que le voyageur répond avec son plus bel accent québécois qu’il est à pied et que "juste à côté", c’est deux heures de marche aller-retour avec un packsack su’l dos et pas d’adon mais pas pantoute.
• Du coup, la boulangère trouve un gobelet.
• Du coup, le café s’accompagne du 1er kouign-amann du voyage, qui du coup signifie gâteau au beurre et serait la pâtisserie la plus grasse de ce bord-ci de l’Univers (voir ici pour le menu de l’autre bord), d’un 2e café dans le gobelet de la dernière chance, d’un croissant, d’un pain-au-chocolat-chocolatine (y a débat paraît-il) et d’un sandwich pour la route.
• Du coup, il est déjà presque 11h et c’est le temps d’arrêter de bretter pour aller au Port à Géran (aussi connu sous le nom de Petit Port Pas Loin) et reprendre le GR jusqu’au Fort La Latte (alias Château de la Roche Goyon) puis au phare du cap Fréhel
• Du coup, je mets des liens parce que c’est intéressant et parce qu’avec toute la pointe du Cap Fréhel, on est dans un moment pas mal culminant depuis le début de cette toute belle balade de bord de mer. 
• Du coup, Wiki dit que le relief est tourmenté, je suis assez d’accord.
• Du coup, au port, on rencontre des Québécois de la belle ville de Québec, Simon et Elisabeth, en plein 1er voyage père-à-la-retraite-fille-dans-la-fonction-publique, jasants et sympathiques.
• Du coup, c’est vers 13h que le château se pointe à nos pieds, et château il y a vraiment ce ducoup-ci, après une petite heure de marche par un beau sentier forestier pour se retrouver par un hasard prévisible à une table à pique-nique avec trois connaissances pré-mentionnées ci-haut, c.-à-d. les 2 Québécois et le sandwich de Plévenon, avec en extra-ordinaire, un café gratuit préparé tout en subrepticité dans le backstore par Aziliz (équivalent breton de Cécile) la gentille et perspicace réceptionniste du château qui a compris immédiatement que j’allais pas retourner à pied levé à Plévenon m’en chercher un. 
• Du coup, après les adieux à Simon, Elizabeth, au sandwich et au château visité, la marche continue en enjambant un alignement de touristes à l’âge assez doré jusqu’au phare. Les falaises sont tourmentées là aussi et il y a un beau pilier rocheux dans l’eau avec un paquet d’oiseaux qui y cohabitent, une espèce par étage que m’a dit Gwenaëlle la naturaliste qui m’a fait voir dans sa lunette les bébés cormorans. Je nous ai trouvé un drone de vidéo qui donne une bonne idée du décor. Je vous recommande de cliquer dessus.
• Du coup, je recommande aussi vivement le livre de Tesson Les piliers de la mer. C’est excellent, si on aime les piliers et la mer, les conquêtes magnifiques et inutiles, la littérature, la poésie et l’escalade. Intéressante entrevue ici.
• Du coup, je me retrouve à poursuivre derrière un groupe organisé de 18 marcheux moyen âgeux assez difficile à enjamber, dont le couple qui avait perdu et retrouvé son cell et le chef qui m’invite à cogner à sa porte dans un mois si je passe par le GR devant chez lui, dans le sud breton, à Kerfany-les-Pins, pour changer de les-bains, ah ben.
• Du coup, après le phare et les marcheux, on se retrouve 5km plus loin à longuement traverser le plus immense camping municipal le plus grand de France (lien en haut dans le résumé). Il y a 900 emplacements sur 30ha, ça prend au minimum une demi-heure pour trouver la réception, on s’installe où on veut, c’est étonnamment espacé et varié gazon, boisé, sable, la tente est installée à 18h et il y a un débit de boissons locales à côté de la laverie pour s’hydrater du corps tout en séchant du linge. 
• Faque… du coup une bien belle journée et un paquet d’images en plus sur Flickr.














lundi 1 juin 2026

GR34 - Jour 7 - St-Ca(st)>Fréhel

En somme
18km, un autre grand tour de fond de baie, de la Fresnaye celle-là. Fin tôt, seul sur la plage sans château de Château Serein, serein.

En puces et en moyen largue
• Michel le retraité qui partage son pain au chocolat avec le « cousin » arrivé trop tard la veille pour passer sa commande.
• La jasette avec Denise de la réception qui a un jour déménagé en Autriche, longue histoire qu’on saura pas, puis pris sa retraite de chez Renault et passe maintenant ses printemps à réceptionner au camping, mais pas ses étés, trop de chialeux (ça voulait dire ça). Elle me dit qu’on peut apparemment traverser la baie à marée très basse à partir de la plage de la Fosse, celle après celle de la Pissotte. Intéressante option, 2km en ligne directe à la plage Sereine au lieu de 14. Mais 2km de bouette potentielle… et elle sait pas si ça se fait, tout ceux à qui elle en a parlé ne sont pas revenus lui dire que ça se fait, mais pas que ça se fait pas non plus.
• L’achat au dépanneur du camping de 2 boîtes de salade de thon, mini-madeleines et peanuts… au cas où il faudrait passer la nuit pris dans la bouette avec de l’eau jusqu’au cou.
• 14h30 à l’aire de Port-à-la-Duc, mini-lunch pomme/restant de saucisson de la veille au soleil tout au fond de la baie sur une table à pique-nique les pieds dans le gazon en faisant sécher des bobettes à côté de l’ancienne gare de Pléboulle où une madame bien fine au nom papillonnant avec de la jasette et du talent expose ses bijoux de coquillages et papier laqué vitrifié (j’ai pas tout compris mais c’est bien beau) et pas loin d’un marchant d’huîtres sorti de nulle part tel un château de Guildo dans le bois, ce bel inconnu, pour les 2-3 qui suivent chronologiquement.
• 17h à la plage du Château Serein sans château mais serein, tergiversant les internets entre une chambre à 100 balles au gîte le plus près à 3km avec resto ou salade de thon et nuit de rêves sur la plage, à 3m.
• 18h tente et sourire bien installés, soirée tranquille à regarder la marée et le soleil descendre, ou l’inverse.

________________________

Prière de la journée 
Sainte Efficace,
merci pour la marée basse qui a permis de pas bretter sur 2km dans le fond de la vallée du moulin (ndlr: à défaut d’en sauver 14);

Sainte Efficace,
priez pour le sommeil des justes randonneurs, surtout par nuits de vent à déancher un biniou, et pour que ce qui a à sécher sèche (ndlr: c’était pas du biniou, comme on dit en breton, mais le sommeil fut juste et les bobettes sèches);

Sainte Efficace,
priez pour que la plage au curieux nom de Château Serein soit propice à y mettre une tente à peu près au niveau et complètement au sec de la haute marée pour 1- éviter une autre journée de +30km et 2- préserver le dit-sommeil de la prière précédente (ndlr: tente installée de haut niveau au sec);

Sainte Efficace,
priez surtout pour que les vaches se relèvent
Oh Plus Christ (ndlr: curieusement, l’expérience démontre qu’il semble que la position des vaches bretonnes n’ait aucune espèce d’influence sur la météo.)
et pour Saint-Jacut-de-la-mer, il le mérite, avec un nom pareil.

Amen.








GR34 - Jour 6 - St-Jacut>St-Ca(st)

Sommairement exécuté 
21km pas reposants, gris venteux mais toujours pas de pluie, ~500m de montées/descentes. Saint-Cast-de-Guildo.

En puces et au près serré 
• Réveillé relativement tôt au son des Rennettes.
• Détenté/paqueté à 8h30. 
• Café au Tabac du village.
• Pain au chocolat quotidien à la boulangerie, également du village.
• Brettage du dimanche en tombant sur l’agréable terrasse de La guinguette avec vue sur tout’, le Tabac peut se rhabiller.
• Tour du jardin de l’abbaye le temps de voir Saint Jacut lui-même et qu’il aimait la crème glacée dans son adolescence (?!).
• Bout de la pointe et l’impérative pancarte en espérant que les Rennettes savent nager.
• Jasette brève avec la randonneuse Paimpol->Saint-Malo aux yeux d’un bleu Oh My Lofoten 2011 comme il s’en est fait peu depuis, à donner le goût de rebrousser vers Saint-Malo à pied mettons, juste pour mettre dans le contexte.
• Détour pour payer le camping, c’est-à-dire mettre six euros dans une enveloppe et la laisser sous une brique à côté de la porte barrée de la réception fermée pour le dîner, tout ça à 12h30.
• Venteux tout l’après-midi, nuages inquiétants, mais à peine 12 gouttes de pluie.
• Forêt et bords de falaise. 
• Tiens, un château de Guildo! En pierre et en plein bois, sans crier gare, dans un virage en épinglette, ce bel inconnu.
• Arrêt mérité et décevant au resto en plein air frais "La Cabane" à 15h avec autant d’espoir de manger qu’il y a supposément pu de bouffe servie à cette heure-là et qu’on m’offre un bout de saucisson, un couteau, un coin de table, l’impression que je dérange, pas de café et tout ça au frais, les miens.
• On coupe ou on coupe pas la péninsule par Matignon? Ou on arrête au camping des 4 Vaulx comme tout le monde? Ou celui du Clos Tranquille? On continue sur Saint-Ca(st).
• Vers 17h30 au Camping La Crique, mieux que pensé, avec mini local pour randonneurs incluant micro-onde, prises de courant et éclairage seulement si le randonneur bouge, en l’occurrence ici, Michel le retraité qui recharge aussi son téléphone. Pas clair s’il faut aussi bouger pour partir le micro-onde, mais jamais on ne le saura puisqu’il y avait aussi un relativement chic resto sur le site où on peut bien manger, boire et se faire éclairer sans bouger.

Au final, une vingt-et-unaine de km tout de même assez éprouvante avec le dénivelé, la météo et le saucisson.








samedi 23 mai 2026

GR34 - Jour 5 - St-Malo>St-Jacut

Sommaire exécution
Le samedi 9 mai 2026. Jour de miracle.
Départ à 9h30, la traversée pour Dinard est à 10h10.
~32km, pas clair exactement, y a eu quelques raccourcis

comme la traversée justement, mais clairement une bonne journée et il aurait pas fallu que le camping à Jacut soit 16 pieds plus loin.  

Arrivée au gros camping de Saint-Jacut-de-la-mer à 18h50. Réception fermée, le code du coffre à l’entrée pour les infos du camping ne s’est pas rendu par SMS… mais autre miracle, ou pas, le staff est au food-truck.


En long et en franc largue

Premièrement, sachons que c’est un miracle qu’il ne soit pas tombé une goutte avant 21h et que des lampions seront peut-être allumés le lendemain à l’abbaye pour être cohérent avec ce qui s’écrit dans les polarsteppettes et ne pas perdre le lecteur.trice.


Ceci dit, depuis Dinard, le sentier passe par un environnement de bord de mer assez peuplé sur un bon bout, marcheurs du dimanche, touristes, casino. La pause lunch s’est faite à un agréable resto à Saint-Lunaire, inspiration pour l’exotique coin de planète terreneuvien nommé Saint Lunaire-Griquet où on peut admirer la pleine lune au son des griquets et où on trouve le Dark Tickle qui passe Casablanca sur la tv dans le coin en haut, une autre histoire, longue et résolue elle aussi. 

Si vous cherchez «lunaire» dans l’outil de recherche à droite (version web du blog), vous en saurez davantage mais pas tant que ça. 

Si vous cherchez «griquet» où que ce soit, vous allez être très déçus, écrivez-moi si vous trouvez quelque chose.


Ceci précisé, c’est pas encore donné pour la journée, la marche post-lunaire comprend encore une vingtaine de kilomètres, incluant le long tour du marais de Lancieux les deux pieds sur le multi-centenaire polder. À défaut des pieds, si vous voulez y mettre les yeux, c’est intéressant et c’est ici: https://www.cote-emeraude.fr/listes/quel-avenir-pour-le-polder-de-lancieux/


Passé le marais, ça viraille autour de la baie de Beaussais puis éventuellement on arrive au camping de Saint-Jacut full mobilômes avec une section tentes de randonneurs un peu poche entre la haie et le terrain de basket, mais du beau gazon et des voisines toute en jeunesse, sympatoches Rennettes avec de la jasette, qui passent le long week-end à marcher de Saint-Malo à Saint-Cast-du-Guildo (se prononce 5K, pour les intimes) et qui étaient un peu impressionnées par les +30 km du bonhomme de voisin à l’âge vénérable de leurs pères respectifs.


Une fois la tente montée et la jasette terminée, le food-truck peu invitant, même si peu loin, a convaincu le bonhomme à remarcher un peu péniblement les 8 minutes jusqu’au village juste avant le déluge de la soirée, soute de pluie pour le retour au bercail et une nuit humide.

Au lever, les voisines avaient déjà levé le camp depuis l’aube espérant attraper la basse marée pour aller bretter un brin sur les îles tout au bout que le bonhomme n’a pu voir que de loin pour cause de pancarte impérative (ci-dessous) et c’est très bien ainsi.


*On dit aussi Rennaises paraît-on. 

Et les 908 habitants.tes de Saint-Jacut? Les Jaguennes et les Jaguens, rien de moins.






vendredi 22 mai 2026

Traversée Roscoff-Cork

Plus que quelques heures à Roscoff avant de prendre le large pour une nuit de rêves à bord du Pont-Aven Extra Gravol, petit (!) bateau bleu et blanc aux 11 ponts, 2416 passagers, 185 membres d’équipage, un par mètre de long, un piano-bar, deux restos, un centre d’achat, deux cinémas, une piscine, un DJ… et un magicien! 

Vouloir éviter l’avion et se retrouver sur un bateau qui brûle du fioul pour charrier de l’eau avec du monde en speedo dedans… et un magicien. 🙄

Pour les specs du petit bateau c’est ici: https://www.brittany-ferries.fr/navires/ferries-croisiere/pont-aven/presentation


Pour le reste on verra, si ça brasse pas trop une fois en speedo dans la piscine à vagues, ou en mangeant des biscuits soda dans ma cabine avec pas d’hublot.




GR34 - Jours 3, 4 (pour le concept)

Sommaire exécuté
Un jeudi 7 mai. 28 km de marche pas tant que ça sollicitée, longue traversée de Saint-Malo, mal au pieds, poil au péroné. Camping de la Cité d’Alet(h), en banlieue de Saint-Malo.
Un vendredi 8 mai, capitulation de l’Allemagne nazie et fin de la seconde guerre mondiale en Europe. Pour l’occasion, 0 km de marche avec sac au dos mais quelques pas, léger, pour faire le tour de Saint-Malo-beauport-de-mer.

En long et de travers
Jeudi. Jour de plages.

Départ vers 10h.

Arrivée à 18h au camping de la cité d’Alet(h) qu’on sait pas trop s’il y a un h ou pas. Longues plages qui s’étirent dans les épaules et les talons en approchant de Saint-Malo. Tout beau, la mer, la succession de plages, le ciel, le soleil. Léger raccourci qui a l’avantage de sauver 1 ou 2 km tout en trébuchant sur une possibilité de café au Château de sable de Saint-Coulomb.

Pas trop de dénivelé et malgré la distance le débarquement au camping se fait un peu plus tôt que prévu, 30 minutes avant la fermeture de l’accueil.

Après l’installation sous les arbres dans la section gazonnée cycle-rando, près des chouettes sanitaires, parce qu’il y en a des pas chouettes, ça se passe au Point Zéro, le bar en plein-air du camping, avec food-truck de tacos-crêpes. Pendant que la crêpe mijote et que l’averse menace, un des serveurs du bar qui brette devant le food-truck et la fille du food-truck jasent varices et phlébectomie comme on jase de la dernière crêpe à la mode. Ils ont pas 48 ans à deux. Ça m’a laissé perplexe.


Vendredi. Jour de congé.

Grasse matinée sur l’assez confo nouveau thermarest qui est maintenant «30% moins bruyant» mais qu’on aurait souhaité «110% moins glissant».

Parlant de 110%, avec le même % de pluie annoncée pour les deux prochains jours, la journée a été consacrée à de la tergiversation de haut niveau consistant à faire des demandes de HomeExchange non fructueuses pour aller scèner au sec du côté de Dinan, au fond de la Rance, ville dont on m’avait dit beaucoup de bien. L’infructuosité menant à la résignation, il a été convenu entre les parties de se lever pas tard, d’essayer de paqueter une tente pas trop mouillée et de poursuivre le bonhomme de grand chemin des douaniers vers l’ouest.

Mis à part la tergiversation, la journée a aussi été consacrée à :

• une galette à la crêperie d’Aleth.
• de la déambulation de remparts et de boutiques intramuros à la Vieux-Champlain dans le Vieux-Malo.
• un apéro sur la terrasse emboucanée du café d’Aleth 

• un souper suédois (!) chic au Vomb.