vendredi 11 novembre 2011

Pensée du jour, un lundi de novembre sur un chantier éolien

" À quoi te sert d'apprendre à jouer de la lyre puisque tu vas mourir?"
« À jouer de la lyre avant de mourir. »
- Socrate

dimanche 21 août 2011

Nord norvégien: carte de voyage

Trouvé la coche à décocher... et la carte des photos géoréférencées est maintenant visible pour tous.
On n'arrête pas le progrès!
http://www.flickr.com/photos/ke_martel/sets/72157627279487798/map/

dimanche 7 août 2011

Mot de la fin

Si vous avez bien compris, je suis en train de vous dire: "À Lapon chaine fois!" :)

Dernier mille...

[Tromsø, gris comme un dimanche de veille d'envolée vers le sud, 14h, il fait encore clair. Pinte de Mack Pilsner au café-bar-cinéfermé Kino, sur la Principale.]

En résumé, bref mais intense comme on les aime. Fabuleux voyage de mille lieues(x). Entre terre et mer. Genre de surf & turf du petit périple. Le pizza-getti de l'aventurette. Preste et svelte. Lumineux et insomniaque.

Et parlant de Lapons, merci de vos efforts, je sais, entre les enfants, les lunchs, les vacances, le boulot, le dodo, la gardienne, la voisine, le travail, le bronzage, pas toujours facile de concilier calembours de lapon, lecture de grands cabotages et routine. Merci donc à tous ceux et celles, qui, de près ou de loin, auront contribué un tant soit peu au succès de ces vacances dites de la Construction 2011, les miennes en tous les cas. Merci pour les commentaires, les pensées solidaires, les encouragements. J'ai rarement eu autant l'impression de ne pas voyager tout seul, sauf les fois où je n'ai pas voyagé tout seul. Si j'ai pu vous extirper au moins un sourire, j'en serai satisfait.
Et pour ceux et celles qui lisent ces lignes avec le grand décalage de la vie, en se disant "vite, vite, faut que je lise son blog pour pas avoir l'air con quand il va me parler de son voyage... ah ben fuck, ça va me prendre une semaine de vacances complète avant de pouvoir lire tout ça. Cou' donc, 'i a-ti passé deux semaines à écrire des niaiseries en baignant dans un spa scandinaves dans les Laurentides?", et bien pour ceux et celles-là je dis: "Allez voir les photos, c'est fou ce qu'on peut trouver sur le net en rattatinant dans un spa scandinave au coin Rachel et Molson."

Pour ma part, avec la mémoire qui s'égraine comme un vieux chapelet au soleil de minuit, ce bloguage incessant me rappellera quelques paysages et quelques visages qui autrement seraient tombés inévitablement dans l'oubli.

[Intermède Flash McQueen 2 en 3D et en norvégien sans sous-titre, au cinéma du coin, puis musée/aquarium Polaria à regarder des phoques et des étoiles de mer faire les chiens pour des bonbons au poisson. 19h, de retour au Kino. Pinte de Bayer rousse et sandwich brie, chorizo, tomates = 34$. Sur la table-tournante: après Pink Floyd, Hendrix et Tom, nous en sommes à Portishead. Ça vaut une dernière pinte.]

En vrac:
1- Quelques trouvailles d'enthousiastes lecteurs-trices:
- "Lapon! Lapon!" pour les feux de boucane.
- La plus petite humoriste scandinave? Lapoune.
- Pis fait attention en sortant du jacuzzi, avec l'eau et le froid, Lapon pourrait être glissant.
- tu sembles t'amuser comme Lapons en foire.
- Rien trouvé d'autre avec Lapon, Lapa l'temps.

2- Ce que je vous ai pas conté:
- la marche de 10h de Kirkfjorden à Ramberg, de 22h à 8h, la nuit avant la soirée au Twin Peaks Kafé.
- le 5@7 dans la tente à Knivskjelodden: dans le sac de couchage à 5pm pour une sieste, sorti du sac tel un chat léthargique 14h plus tard.
- qu'un mille norvégien = 10km (eh oui!), et qu'à pied, ça use.
- qu'ils ont des petites niches à bacs à vidange assorties à leur maison.
- pleins d'autres choses encore moins intéressantes.

3- Ce que je ferais si je revenais:
- l'été: take a kayak!
- l'hiver: take a ski/sno trip in the backcountry!
- et j'apporterais mes lunchs et davantage de cliff bars.

4- Ha det!

Sur le pouce... Suite et fin

Ah le pouce en Norvège, une vraie boite de chocolats...

Jeudi en allant vers le nord du Cap Nord:
- un pêcheur en minivan sur 7 km
- mon 1er "camping car" (comme seuls les français peuvent le dire): Julio, Helena et les 2 bambinos, accompagnés du beauf Alessandro, ou l'inverse. Des Italiens. Sur 8 km, au début du sentier pour Knivskjelodden.

Vendredi matin, détrempé bord en bord jusqu'à la moelle des dents, frette comme un poulet déplumé en janvier, en marchant sur le chemin d'Honningsvåg depuis une heure:
- 2e camping car: un couple d'Italianos (ni?) et leur bambina (i?), à qui je dois une sacrée chandelle pcq je sais pas dans quelle hypothermie je serais arrivé en ville.

Samedi:
- Honningsvåg - Skaidi, 122 km: 1ere auto qui passe, me ramasse. 10h du mat'. Winnebago Deluxe. Voir notes sur la photo. Un couple de retraités Autrichiens/Allemands aux cheveux tout blancs, vivant en Suisse (Lucerne). Juste deux dans c'te gros bateau-là. Encore une fois inattendu comme lift.
- Skaidi - Alta, 90 km: Golf VW ou équivalent. Un pêcheur Islandais chauve venu travailler en Norvège et un peu trop esseulé à mon goût quand il a commencé à me parler qu'il avait rien à faire de son samedi de congé et qu'il y avait une belle piscine à Alta. J'attendais juste qu'il me parle de sauna pour sauter du char. Est venu m'accompagner au musée d'Alta, que je tenais pas à voir du tout, mais qui m'a permis de le semer, à contempler lon-gue-ment et en détails les "fameux" pétroglyphes de ce site de l'UNESCO. Belle exposition sur la découverte et la recherche scientifique sur les aurores boréales par contre.
- Alta - Alta, 15 km: Mme Machinsklødvåg, très gentille Norvégienne avec laquelle j'aurais pu jaser des heures mais qui tournait à gauche au coin. Étonnamment, 1ère jasette du voyage sur le tueur d'Olso.
- Alta - camping de Tromsø, 500 km, env. 6h, Ford familiale TDI 2004, 130000 km, achetée usagée en 2010 pour 125000kr, 6,3l/100km: Ondrea (j?), un autre chauve, Norvégien celui-là, fin trentaine, suspicieux pour les 2 premières heures, jusqu'à ce qu'il commence à me parler de sa blonde finlandaise. Là seulement j'ai pu relaxer. Propos informatifs intéressants sur un paquet de norvègoiseries et de Laponeries (salaires, conditions de vie en ville et en campagne dans le nord, chasse et pêche, les Lapons et leurs rennes, etc.).

Voilà. En 2 semaines, à part un lift dont je me serais passé, l'expérience d'un quadragénaire sur le pouce en Norvège est on ne peut plus satisfaisante. Fini maintenant. Peut-être à jamais, qui sait?

vendredi 5 août 2011

Cochés!

Les pois et Knivskjelodden, le nord du Cap Nord. Le seul exploit, c'est définitivement d'avoir mangé les 304 pois chiches (comptés à coups de 5, mais à la fin j'ai dû faire une savante soustraction).
Sale temps pour le retour: il pleut des lacs, il vente à dépanacher un troupeau de rennes, et, évidemment, dans une purée de pois à couper au couteau.

Sur le pouce... 2e essai.

Ok, là c'est vrai, c'est parti dimanche matin juste après un café gratos au Twin Peaks Kafé de Ramberg, offert par l'aimable tenancière qui joue de façon si ravissante du tourne-disque:
1- Ramberg-Leknes, 11h30: Thok (quelque chose comme ça, ou Thor), la mi-30aine, et son fils Thoksson! :) ben non, c't'une blague, c'est Lukas le fils, (c'est écrit sur son ballon), la 5e de dizaine - SUV Volvo. Thor fait pas de surf mais vient de Unstad et s'en va là justement. Village célèbre pour le surf. Il habite à Sørvågen et pêche 1 mois sur 2, à l'année sur un bateau avec un équipage de 8 fiers marins. Ça pêche la morue (torsk, qui se prononce "torche", d'où "la morue, ça torche!") et plein d'autres poissons aux noms aussi norvégiens qu'imprononçables. Lukas a pas dit un mot. Le ballon non plus. (On dit que le Norvégien moyen commence à parler le norvégien moyen vers 14 ans, mais faut pas croire tout ce que dit, surtout en norvégien.)
2- Leknes-Kabelvåg : Markus et Maj - minivan Toyota Hiace 97, 250000km, roule à l'huile végétale et au diesel. Même une switch pour changer à volonté. Le lift le plus intéressant, beaucoup grâce à la jolie Maj, qui se prononce "My" (comme dans Oh My My!) et qui est belle comme le mois de sa naissance (en Danois, maj = mai, d'où le nom), donc belle comme le mois de mai un heureux jour de printemps lorsque fondent les glaces aux reflets bleutés d'un Tonic&Bombay sur une place publique de tenues impudiques une terrasse du plateau ou un lieu haut et chaud. Bon, bon, je m'emporte le vent sur l'ingénue, mais bien intéressants les deux, quand même. Le couple étudie en "outdoor studies" dans le coin de Telemark. Lui norvégien style le cheveux longuet, barbichette joe-cool et sympathique, elle danoise châtaine pas grande aux plus beaux yeux bleus vus depuis que le Roi Olaf IV... euh, bon, depuis longtemps mettons, sinon j'en finirai jamais. Les deux début vingtaine. Escalade, surf, kayak, ski, plein-air à fond et trippeux Nature, avec un grand N. Survivent en Norvège comme d'autres étudiants en profitant des politiques d'épiceries qui donnent les produits périmés ou mieux, donnent du pas périmés en remplacement d'un produit périmé trouvé en magasin. Ils étaient allés à Leknes chercher un char-pis-une-barge de tomate en conserve à peine périmée depuis la veille. Pis de la gomme, entre autres choses (c'était vraiment le bordel dans la van! Ils voulaient me donner plein de tomate, mais j'en ai déjà plein le dos à trainer mes pois chiches. J'ai accepté 8 paquets de gomme et ils en furent bien contents). Prévoient passer l'automne dans un tipi full aménagé genre, style comme dans le bois à 3 km de l'école, Man. À Kabelvåg, Markus m'a indiqué un coin tranquille pour me tenter. J'ai fini par laisser faire la tentation et m'y siester pour une heure, puis, comme il était encore relativement tôt (16h), pousser le pouçage vers le nord.
3- Kabelvåg-Svolvær : Madame Chose qui va en vacances en Finlande 3 semaines, dans sa maison d'été, 1700 km. Familiale Mercedes je crois. Bref lift de 15 minutes.
4- Svolvær-Hammestad: Isabelle la Suédoise blonde et son récent chum Norvégien blond, les deux très thons (ou taon, mais je préfère rester dans le poisson), mais gentils. Elle toute contente d'embarquer son 1er pouceux à vie (elle a même pris une photo, j'vous jure), elle qui a tant fait de pouce en Norvège et qui sait exactement où sont les spots qui pognent. Elle qui a fait du pouce pour la 1ere fois il y a 6 ans, exactement où ils m'ont ramassé. Ouf. Belle BMW avec sièges en cuir, qui collent au derrière quand on sue en pouçant par un journée chaude et ensoleillée. Lift de 15 minutes, mais trop long quand même.
5- Hammestad-croisement pour Laukvik: La nurse de Tromsø qui, comble de toutes les coïncidences de l'Histoire de l'Humanité, va au Canada, à Vancouver, en février prochain. Vieille familiale, je sais plus quelle marque. Lift de 15-20 minutes.
6- Croisement Lauvik-Melbu: les Autrichiens en vacances, les parents et le fils tatoué qui vit à Londres et joue du drum dans un band hardcorepunkrock. A déjà fait une tournée en Amérique du Nord dont Montréal et Québec. Suspicieusement efféminé, je me voyais finir mes jours captif dans une cave autrichienne avec une laisse et une balle de caoutchouc dans 'bouche. SUV Skoda loué.
6a- Traverse Fiskebøl-Melbu, 19h15: avec la famille autrichienne.
6b- Bus dans le traversier, alors j'en profite pour me défiler en douce des Autrichiens et filer à Sortland. 19h45-20h45. 67kr.
7- Sortland-presque Nyksund, 21h à 21h45: celle-là s'invente pas. Alors que je me disais que c'était assez pour la journée, que tout le monde a vraiment une grosse Volvo, BM ou Mercedes de l'année, que j'essaie juste un ti-peu avant d'aller me corder au camping du coin (vous aurez compris que faire du pouce en Norvège, c'est vraiment comme la drogue.)
Je lève à peine le pouce et Olay, 78 ans et de la misère à shifter 4 vitesses, arrête sa nissan micra hatchback 1985 avec tape à cassettes, radiateur de spare dans le coffre, des spark plugs su'l dash, pis toutes sortes de cossins tout partout. Bref, assez de pièces pour se construire une autre micra à côté, ou une goélette à vapeur. Parle pas vraiment anglais, mais arrive à exprimer quelques idées. Il a 3 kids: 50 ans, 45 et 30. Et 9 petits-kids. Deux de ses enfants habitent dans des maisons en face de chez lui, entre Myre et Nyksund, sur le bord de l'eau. Ancien pêcheur, il est allé me montrer le nouveau bateau de pêche d'un de ses fils à Myre. Le beau rouge. Olay revenait de sa maison d'été. Ils y vont tout le temps, lui et sa femme, c'est seulement une heure de route. Sa femme est justement dans le char en avant... un petit modèle japonais tout neuf des années 90, à vue de nez.

Sur le pouce...

Le jeudi 4 juillet 2011, vers les 9h34:
Après avoir divagué en temps réel sur le navire de l'Âge d'Or, je reviens... ah ben non, je reviens pas du tout, que vois-je à l'horizon... que dis-je, que vois-je, qu'entends-je devrais-je dire! CE SONT DES ZOÉLIENNES! Que c'est beau que c'est beau. MAIS ÇA FAIT DU BRUIT!!! On n'entend plus ronfler les p'tits vieux qui, sitôt levés de bien bonne heure, sont venus s'assouplir au Deck 7, où j'avais commencé à me plaire d'y être pratiquement seul. Ah, mon 1er parc éolien norvégien, en pleine mer lapone. Les curieux iront voir sur l'internet, on se situe quelque part entre Hammerfest et Honninsvåg. Et il y a tout un vent, et de la vague en masse. Burp. Bon, j'arrête le pitonnage, ça brasse trop. Étrangement, dès qu'on a commencé à voir les zoéliennes, tout le monde s'est mis à avoir des nausées, des bourdonnements, voire même des vrombissements terrifiants. Le Capitaine en n'a même pas fini son 38e cocktail...

(Une fois les zoéliennes passées)
Bon, j'étais en bateau d'essayer de revenir quelques jours en arrière, mais c'est fou comme il s'en passe des aff... Ah non! Une autre Trollée (enfin réussi à ploguer Troll... ça change des Lapons) d'éoliennes... au moment où nous accostons Havøysund. Un hameau bien ventilé, pas d'autre mot, auquel ces merveilles du génie humain s'intègrent savamment dans le non-bâti de l'arrière-plan. Chef-d'œuvre évident d'un Chef en Paysage connaisseur en la matière.

Bon, l'émoi passé, revenons vite en arrière avant que l'avant ne nous amène encore au moulin son eau d'imprévus. Que c'est formidable les croisières tout de même!
Alors (je fais ça vite) dimanche dernier, j'ai fait, dans l'ordre:
- du pouce
- du bateau
- de l'autobus
- du pouce

Jusque là, rien de particulier, l'histoire suit son cours. Bon, le pouce... ça rappelle un peu le p'tit Poucet. Et qu'est-ce qu'il y avait de formidable dans le p'tit Poucet? Eh oui, les bottes de Sept Lieues! Pourquoi elles étaient si formidables les bottes de Sept Lieues? Eh bien parce que d'un pas, normalement environ trois pieds, un mètre si vous y tenez, même un gars d'un pouce, d'où le nom, faisait sept lieues (soyez certains de bien relire pour ne pas confondre les unités, c'est important les unités, surtout les distances, parlez-en à la NASA. Et pas lieux, lieues*, en passant). Ah ah (et non "à Å"), vous me voyez venir avec mes grandes bottes... eh oui, dimanche dernier, par une analogie incroyable avec ce grand conte assez "gore" finalement dans lequel un ogre (gore, ogre... hasard?) mange tous ses enfants pensant bien faire et manger ceux d'un autre, j'ai fait du pouce sept fois, eu sept lifts et parcouru de nombreuses lieues (un nombre plus précis viendra, un multiple de sept serait idéal, lorsque j'aurai accès au net - vous voyez que j'essaie d'abréger, je ne dis même plus "internet", mais "net" pour faire plus court. C'est aussi plus cool, on en conviendra.) Avoir eu les lifts en même temps et on aurait pu avoir une analogie avec le conte du tailleur qui en avait tué sept d'un coup (des mouches, et non des géants comme tout monde croyait à tort... et puis vous vous ferez lire l'histoire avant de vous coucher si vous ne vous en rappelez pas), mais vous savez bien que c'est impossible, sept lifts d'un coup, sans ubiquité. mais ne me partez là-dessus, j'essaie de faire vite, pendant l'escale.
Sept lifts, tous inespérés, surtout le dernier... Bon, le bateau repart. Dommage, j'aurais bien voulu vous les raconter ces sept lifts.

*http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Lieue

mercredi 3 août 2011

Un diplôme avec ton cocktail, mon Capitaine?

Y a d'la place en masse dans mon jacuzzi...

Si vous m'aviez vu le sourire jusqu'aux oreilles de lapon en prenant ma douche le fjord au grand air sur le deck 6, puis en mijotant tout seul dans le jacuzzi en regardant la côte passer.
Tiens, pour sauver un peu de ce précieux temps de croisière fabuleuse et formidable, je vous mets à peu près ma réponse au commentaire de Steph Lapon-inte (qui m'est parvenu après la saucette)...

Le 2011-08-03 à 13:39, Stephane Lapointe a écrit :
La croisière s'amuse !
Va te laver dans les jacuzzis, parait qu'il y en a deux su' le boat...

Réponse:
C'est exactement ce que m'a dit une des pitounes blondes à la réception quand elle a senti(!) ma déception en me révélant que les douches payantes ferment à 18h. Mais heureusement, 'y a une douche chaude obligatoire sur le deck avant de se la jacuzzer au grand air. Aahhh les Scandinaves!
Là, je suis au bar du deck 7 à siroter une tisane vu que c'est la seule chose gratuite que j'ai vue, à part le jacuzzi (et la serviette "empruntée" sur le chariot de la femme de chambre qui trainait dans un corridor. Le chariot.) Il y a une fille qui joue du saxophone et une autre du casio. De Lapone musak comme il devrait pu s'en faire! La moyenne d'âge au bar est à peu près 88 ans. Tout le monde a mis son appareil auditif à off et applaudit quand les filles ont l'air de pu jouer. Y a un p'tit décalage, mais tout le monde a l'air content. Bon, je change de deck, j'ai pas de bouchons et la saxophoniste s'est mise à chanter.



Finnsness - Honningsvåg

Bateau de bateau! En bateau pour Nordkapp, "Europe's northernmost rip-off", comme le dit si bien le lonely planet. J'allais laisser tomber par manque de temps et d'incitatif (c'est vraiment n'importe quoi Nordkapp parait-il), mais une combinaison de timing, budget, temps gris et humide m'a convaincu. Je me suis retrouvé à Finnsness en même temps qu'un des bateaux de la fameuse flotte Hurtigruten. Dans le temps de le dire, je me suis embarqué. Pour Tromsø c'était 40$, 3h, pour Honningsvåg c'était 160$, 24h. Pas de cabine, mais accès aux mêmes lieux que tous les p'tits vieux qui font la croisière. Un vrai gros bateau Deluxe, comme les pizzas. Salons, bar, beau décor bois-verre-laiton "shiné", 7 étages de bon goût. Faut juste que je trouve un moyen de me faufiler dans une douche à quelque part. Dommage qu'il y ait pas de piscine. Le camping sauvage, ça finit par sentir. Pour l'instant, ça va, je suis dans un des chics lounges et il y a vraiment personne qui ose s'asseoir à côté de moi. Ç'a quand même le nez fin, les p'tits vieux. Au pire, j'irai sur un des decks, me ventiler à l'air marin. Pas sûr que ça aide vraiment, mais bon, la morue a le dos large. Et puis mon packsac avec mon stock mouillé de la nuit dernière est en bas dans la salle à bagages. Ça attire moins l'attention.
Je pense que je suis mieux d'attendre la prochaine escale pour manger les pois chiches.
Comme dans une vraie croisière, les escales sont plus ou moins longues selon l'endroit, avec tour de ville ou autres activités bien payantes. Pour Tromsø, on arrête 4h. On peut y faire le tour de la ville, voir des vrais chiens husky ou faire du kayak. (Le tour de kayak c'est 250$! Le reste est moins cher).
Après on arrête ici et là 15-30 min. jusqu'à demain matin, Honningsvåg. Je débarque là et je serai presque rendu au point le plus au nord de l'Europe. Nordkapp c'est le rip-off avec prix d'entrée et toute la patente, et c'est même pas le vrai point le plus au nord. Le vrai c'est Knivskjelodden et ça demande une marche de 18km aller-retour. Personne y va parce que c'est pas prononçable. Parfait pour quelqu'un qui a pas pris une douche depuis 3 jours et qui vient de manger 240g de pois chiches.

C'est-ti pas un bateau de beau bateau ça:
http://www.hurtigruten.com/Norway/Fleet/Hurtigrutens-fleet-/MS-Nordnorge/

mardi 2 août 2011

Twin Peaks Kafé - Ramberg

videoTest d'envoi d'un vidéo... On verra bien.

Kikärtor, kikærter, kikerter

En suédois, danois et norvégien, respectivement.
Ça faisait longtemps que je voulais écrire là-dessus, les pois chiches. Là, j'ai une occasion en or. Je me traine la canne depuis le village de Reine. Donc depuis 4 jours. Je sais pas combien il y a de pois dedans, mais ils sont mieux d'être bons. Sur la canne, j'ai pas trouvé où ils avaient été cueillis, ni par qui, mais à force de lire l'étiquette, j'ai bien compris que les pois pèsent 240g et la canne 170g, pour un total de 410g. Ils savent additionner les Scandinaves. Je vous jure que c'est ça qui est écrit, et en trois langues. C'est pas rien ça, ça pèse du pois, surtout en gang et en surplus. Pourquoi je les ai pas encore mangés? La question est plutôt: comment j'ai pu penser que j'aurais un jour le goût de manger d'un coup 240g de pois chiches en randonnée?!? Et si je vous dis le prix de la canne, vous allez comprendre pourquoi je les kvæälÿce pas au bout de mes bras. Mais je vous le dis på.

De baleine et de Lapons

Au souper, au resto Valen (contraction évidente d'un groupe bien connu) de Stø, rebelotte dans la baleine, en ragout, comme plat principal ce coup-ci (190Kr, plus rien ne nous étonne du côté de la couronne norvégienne, surtout pas les douches de camping à 2$/4min, chaudes ou froides, le camping à 26$/tente, l'essence à 3$/litre). Bien bon le ragout de baleine, ça goûte ni le poisson ni la baleine finalement. Et c'est sûrement bio comme le poulet qui court et les oeufs couvés par une vraie poule, bio. Comme le tofu dans le fond. Ceci dit, c'est de la baleine de Minke qu'on mange en Norvège. Je peux pas vous dire c'est qui Minke, entre autres parce qu'il n'y a pas internet au camping de Stø, et surtout parce que je ne suis pas calé en baleine ou en Minke. Je peux vous lire par contre que c'est la seule espèce chassée en Norvège, que ça peut faire 10-12m et jusqu'à 9 tonnes. Selon le dépliant déplié devant moi, elle se nourrit principalement de hareng, de colin (franc?) et de morue. Il s'agit aussi d'une baleine avec-pas de dents, juste des fanons. Plus facile à mâcher d'ailleurs, les fanons. On s'en rend même pas compte. Plus que mâcher des dents en tout cas. Ce qui serait assez absurde merci. On raconte aussi que c'est dans un modèle de baleine similaire que Jonas aurait été retenu captif. On le sait parce que quand Jonas a demandé pour sortir, la baleine a fanon! Lapones-tu? (J'ai failli écrire c'est la baleine à qui? Et contents vous auriez répond: "à fanon!" Et j'aurais dit: "ben non, c'est la baleine à Minke").

Ouf, pas facile les insolations! Si vous saviez tous les jeux de mots qui me passent par la tête en marchant, c'est pas croyable. Ça doit être le trop plein de clarté qui sort à coups d'illuminations douteuses. Juste avec Lapon et Lapone, on peut marcher longtemps.
Tiens, je vais vous laisser bosser un peu (comme une espèce de baleine protégée ici...). Celui ou celle qui me trouve le moins douteux jeu de mot avec Lapon, je lui paie un billet pour aller voir les baleines de Minke au biodôme. Mettez votre temps sur Admin, vous avez la semaine. Ça risque de coûter cher au TechnoCentre... Rien de trop scabreux par contre, ou de discriminatoire, sauf si c'est vraiment drôle.

Envoyé par Lapone et express;)

Un jeudi 28 juillet: descendre en bas et traverser en souliers

Certains diront d'emblée et à raison qu'on assiste ici à du blog(u)age de rattrapage. Quand on perd 31 juillet à 28, c'est qu'on est en rattrapage, pas de doute dans le fjord intérieur (comme dirait l'autre...). Tiens, je vais peut-être prendre de l'avance et vous raconter ma journée au bureau du 10 août, ce serait ça de fait. J'y pense. En attendant, voici venir à vous un 28 comme il s'en est peu fait cette journée-là.

SOMMAIRE EXÉCUTIF
1- Ascension de ce qui reste du Hermanndalstinden;
2- Descension côté ouest, du mauvais côté d'un petit fjord;
3- Discussion de logistique avec une aborigène locale-locale, comme on dit dans l'industrie, et son chien, un grand Danois brun et gentil;
4- Marche à rebours tout en sacrant en norvégien, pas exactement sur mes pas, mais encore dans l'høskty de bouette, pour m'apprêter à faire le tour du fjord;
5- Quelques minutes plus tard, rencontre miraculeuse et discussion de transport marin avec un aborigène moins local mais en vacances, et sa blonde, une grande Blonde avec des chaussons noirs (en néoprène, bien évidemment);
6- Traversée du fjord avec le kayak de la Blonde, packsac au dos, mais jupette à la taille. Facteur de sécurité = ø (ici, et ici seulement, se prononce "zéro pis une barre", comme on dit dans le domaine), si ce n'est que son chum me suit pour i) pas que je verse dans l'eau à 4°, ii) ramener le kayak à sa blonde, iii) pas que je me sauve avec le dit kayak. Si vous avez coché i et ii, vous êtes bons, payez-vous 1 bonne bière froide (3 si vous êtes pas en Norvège, c'est le même prix). Si vous avez pensé 2 secondes que j'aurais pu me sauver en kayak avec un packsac sur le dos qui risque de me faire verser à chaque coup de pagaie, vous êtes vraiment nul en kayak. Payez-vous un cours au pc;
7- Marche de 2h, de Vinstad à la plage de Bunes, histoire de finir la journée sur les genoux;
8- Montage de tente dans un autre endroit mythique et fabuleux;
9- Dodo comme en plein jour, le soleil dans 'face et l'Atlantique plein les oreilles.

CHAPITRE UN
Debout à 7h04 (aux aguets, somnolant depuis 4h, enfin une baywindow d'opportunité dans un plafond pas beaucoup plus haut que le plancher de ma tente).
Début de l'ascension vers 7h52 (le temps de me préparer un bon déjeuner nutritif constitué d'une barre d'énergie pure faites par elles et pour elles, mais assez fort pour lui, les connaisseurs salivent déjà, eh oui, une bonne Luna Bar au citron);
De 9h à 10h30, au sommet à virer en rond, ébaubi comme un Indien en Inde devant un touriste en autobus, en fixant au loin et au proche les beautés de l'univers, la mer des deux bords, les pics qui sortent des nuages, les nuages qui lèvent à pas feutrés, le ciel, le bleu, les autres couleurs, les choses. Aussi fait quelques beaux moments vidéos.
De 11h33 à environ midi, à la tente pour faire les p'tits (expression encore plus étrange). Dans la descente, j'ai croisé Anne-Katerine et Noodle, tel que mentionné l'autre jour. (D'ailleurs, à bien y repenser, c'est plutôt 5'11". Ça laisse environ 9" pour le chien et 5'2" pour l'Allemande. Ça m'a tracassé beaucoup cette question, et vous aussi j'en suis sûr. Bien content que ce soit enfin réglé.)

CHAPITRE DEUX
Vers midi, re-départ pour descendre côté ouest dans le légitime but de prendre un bateau à l'endroit indiqué sur la carte pour traverser un petit fjord. Dans la descente, østæbøyre de zigonnage d'une heure pour trouver un raccourci fantôme, à descendre pis remonter une kjriÿss de paroi verticale à l'aide de cordes placées là spécialement pour fourvouvoyer le touriste et l'aider, l'aider à aller nulle part. Pas content le touriste.
Après le zigonnage et la montée de lait (ou laid, rendu là le touriste était pas beau à voir), se rendre tout en bas, au fond du petit fjord, à la station électrique, a bien dû prendre 2h, mettons. Un 2h bien pentu, mais surtout dans la kvaålÿs de bouette. À l'heure qu'il est, il serait donc 15h et il fait beau temps, dans les 20°C même.
Une marche d'une heure, toujours en milieu bien humide, jusqu'au micro-hameau où passe le bateau-taxi s'en suivit à la fois en maugréant des pieds et en jubilant des yeux. C'est beau un fjord. Et les petits sont toujours les plus cutes, à ce qu'on raconte en général.

CHAPITRE TROIS
voir le sommaire exécutif, tout a été écrit là-dessus, en rajouter serait comme en beurrer épais dans la poêle et, de toute façon, ma batterie de iphone n'en peut plus de ce pitonnage incessant.

CHAPITRE QUATRE
voir Chapitre Trois

CHAPITRES CINQ, SIX, SEPT, HUIT et NEUF
voir Chapitre Quatre ou Trois, ça revient presque au même après tout.

samedi 30 juillet 2011

Un 27 juillet 2011 sur la Terre

Un 27 juillet, vu en décalage du haut d'un 30 juillet entre 18h et 23h (tempus fugit!) au café de Ramberg, les fesses sur une peau de mouton à écouter de la musique hawaïenne post-Simon&Garfunkel. Avec la nuit qui vient de me passer dessus, ça peut difficilement être plus surréaliste. Ça, pis être dans un vaisseau spatial avec un trio de nains en gougounes et David Lynch donnant dans le jazzy ascenseur: guitare hawaïenne, vibraphone et contrebasse. Pareil. Je vous enverrai un extrait (pis une photo du tourne-disque!) Inspirant pour l'écriture en tout cas, surtout par temps gris et frais comme un poisson.

Alors comme le dernier mot sur le resto de Å et quelques vidéos bien placées m'ont laissé un iphone sans vie, me voilà 3 jours plus tard à me faire aller les neurones. Attention, comme 'y a juste aux doigts où j'ai pas mal, ça va être long et peut-être pas très instructif. Vous êtes avertis comme pas des deux (tiens, les nains viennent de finir leur set, on reste dans le jazzy, mais là c'est Bessie Smith qui embarque en beau suit de microsillons en vil vinyle noir... qui saute-qui-saute-qui-saute).

C'était quand donc le 27? Ah oui, mercredi. Avant de partir je disais qu'avec-pas-de-nuits, ce serait comme voyager un mois au lieu de 2 semaines. Pas loin d'être ça.

Après le tumultueux dodo à Å (Ah Å!) perché en bord de falaise dans un camping fermé pour raisons précises inconnues de tous mais suspicieusement suspectées de certains locaux loquaces (le proprio serait un peu dérangé. Par qui, par quoi? Je devrai tous vous exterminer si je révélais ce que j'aurais pu apprendre au musée de la morue séchée à Å, révélations qui par ailleurs n'auraient sans doute aucun lien avec le proprio du camping) perché donc avec vue directe sur un des plus fameux maelstrom qui soit donné d'avoir une vue directe perchée pour sûr, mais qui ne se voit pas vraiment du bord malheureusement, je suis sorti de la tente, j'ai paqueté les p'tits (drôle d'expression tiens) et je suis allé immédiatement mal lire l'horaire de bus, tel un autre touriste d'origine incontrôlée qui était déjà planté à l'arrêt depuis quelques temps. Le bus de 11h30 passe tous les jours, sauf les mercredis (quel adon formidable!), celui de midi ne passe jamais, tandis que celui de 12h25 passe tous les jours "skd", ce qui semble vouloir dire les jours d'école, mais on n'a jamais pu faire parler le chauffeur sur ce sujet, ou sur un autre d'ailleurs. Un problème avec sa langue je crois.

J'ai donc marché. En faisant du pouce sans espoir, ni succès. Pas de déception jusque là. Comme j'avais déjà marché la veille toute l'heure que ça prend de Moskenes à Å (Take on me, ça me revient), je connaissais le chemin. Comble de facilité, 'y a juste un chemin, et il fait beau temps.

C'est ici que ça devient intéressant. Pour moi, moins pour vous, quoique j'espère que ça sera inspirant pour les vacances de certains spartiates ou millionnaires qui viendront en Norvège.

Rando Sørvågen-Refuge Munkebu-sommet du Hermanndalstinden (1029m).
Début de la rando vers 14h. Arrivée au dernier endroit assez horizontal et douillet (forcément, pcq couvert de lichen de huit cent ans, maintenant anéanti à force de dormir dessus une nuit durant) pour planter une tente, à environ 459m d'altitude et 68º de latitude, vers les 20h34. Spectaculaire paysage tout au long de la trail. Pas intéressant de dormir au refuge puisque pas assez près du sommet et que ça prend une clé et que c'est compliqué en saint-svp. Quelques rencontres, ici surtout des norvégiens, sauf une jeune Allemande avec un pack-sac de 40 lbs et sa chienne Noodle avec un pack-sac de 2 livres. Les deux ensemble font ni 5'2", ni 30 ans, avec toute la forme et la jeunesse qui vient avec. (oups, un disque qui saute-diskisaute-diskisaute... ah, les souvenirs que ça ramène un diskisaute-diskisaute-diskisaute...je me lève replacer l'aiguille, la serveuse est occupée et je suis le seul client). La dernière fois que je les ai vues, c'était le lendemain, grimpantes les derniers 200m avant le sommet, pendant ma descente. Pas sûr que Noodle ait pu se rendre, c'était du sérieux là-haut, même pour un p'tit chien full en shape, et allège (pcq on avait tous laissé notre gros stock en bas de la pente, tel que recommandé par un sympathiques couple belge).

Et puis parlons-en du lendemain, mais plus brièvement et dans une fois autre. En gros, il s'agit d'ascension (je viens de le dire), de contemplation, de descente, de zigonnage involontaire, de milieux humides et bouetteux en bateau!, de kayak sur le pouce et de plage de sable blanc. Une autre belle journée au bureau...

Sur le Å de l'Atlantique, la revanche de Jonas... et de la couronne norvégienne!

Un 27 juillet vers 2h du mat', il fait encore clair comme dans...euh...le cul d'une mouche à feu tiens.

Quatre heures plus tôt, dernier client au seul resto de Å (nom qui se prononce presque comme le "o" de poteau sauf si on parle comme un Montréala):
En entrée (la moins chère des 3):
- Carpaccio de baleine, crevettes pas-de-Matane-mais-tout-comme-tout-comme et salade verte sans doute du jardin: 115Kr
En principal:
- Poisson blanc du jour, cuit vapeur sur son doux lit de sauce blanche et de légumes indéterminés et 4 belles p'tites pommes de terre bouillies toutes en robe de chambre: 279Kr
(note: les 2 autres choix plus "abordables", le bacalao* norvégien à 119Kr et le halibut** à 225Kr font généralement partie des espèces exteincdues du menu tôt dans la soirée)
(*en norvégien dans le texte; **en anglais dans le texte)

Total: La totale, évidemment. $77! Sans vin, bière, café ni dessert. Que de la bonne eau du robinet. Mais "pour tout ça, il y a MasterCard". Repas correct et copieux, mais sans plus, dans un resto plutôt ordinaire. Cher vous dites le plus meilleur pays du monde!? Surtout quand c'est une semaine de budget d'un voyage ailleurs dans le même blog.
Mais bon, là je vous parle plus de la couronne norvégienne, jusqu'à prochaine fois.

Et puis c'est si bon de la baleine! Ça goûte pas le poisson pantoute. Jonas aurait aimé. Et qu'on soit de Qc ou Mtl, ici ça se prononce "hval".

p.s. Le seul autre choix disponible au menu était de l'agneau supposément du nord de la Norvège, mais à 350Kr (61,29$) le plat, c'est sûr qu'il vient de Charlevoix.

p.p.s. Juste pris un café hier matin (glacé à $6) et pas manqué de vol, ça fait que vous aurez pas le nom des serveuses. Pas celui de la Lituanienne, débarquée à Å (l'fun à écrire "à Å", ça rappelle la bonne musique des années 80, j'espère que les accents vont suivre...) avant hier pour l'été, qui parle un anglais approximatif mais pas un traître mot de norvégien, qui saurait pas distinguer une morue d'un blé d'inde et qui peut dire "bon appétit" dans un français impeccable 2 fois en 5min. Ni celui de la suédoise blonde comme tout le monde. Mais j'espère que leur bouffe est payée pcq c'est clair comme dans une nuit blanche qu'elles pourraient pas se payer le resto du village.

lundi 25 juillet 2011

De l'aéroport au centre-ville...

10min... de marche! Quel bonheur incroyable!

La pinte à 15$ te rabat quand même un peu la joie par contre.

Arrivée à Bodø à grands coups de pics, de glaciers et de fjords en pleine face!

Ça m'a rappelé pourquoi je voulais revenir.

Air Tralala, l'efficacité allemande, Brick, un muffin, la caféine, la vie, et j'en passe...

"Achtung bitter."
Francfort - lundi 9h30.
Qui aurait cru que le plus lent checkeux de bagages de la galaxie était allemand? "Be relentless" que disait la propagande allemande affichée chez Hélimax. Si c'est ça la relentlessivité...

1ère connexion manquée donc. Le prochain vol Francfort-Oslo est dans 2h et mon vol Oslo-Bodø (prononcer "Beau deux") est à 18h ce soir.
Jicpêp (jusqu'ici ça pourrait être pire), en semi-opposition avec jitvb (jusqu'ici tout va bien).
"Achtung bitter."
Pas fermé beaucoup les 2 yeux en même temps mais fini le vol sur un bon film qui a fait Sundance en 2005. Brick. Très recommandable, et pas juste en avion sur un vol en retard où ils te servent un déjeuner dit continental constitué d'un beau p'tit muffin en carton avec pas d'autres choses qu'un café pø goûtø et un sourire de tortionnaire.
Au moins, après le checkeux et le sprint dans l'aéroport, le café à la porte d'embarquement a le mérite d'être à la fois correct et gratuit (tout le contraire d'internet) ce qui, au cas où vous ne l'auriez pas encore remarqué, fait taper des longs longs longs messages vite vite vite vite entre les "Achtung bitter" de la madame du haut-parleur. Toutes ces années inactif sur Facebook à pas écrire ce que je mange au déjeuner, si je manque un autre vol et que je continue sur le café, vous allez savoir ce que je mange, le menu du restaurant et peut-être le nom de la serveuse. "Achtung bitter".

Envoyé avec un certain délai puisque les Allemands sont trop pauvres, ou trop riches selon le point de vue, pour fournir le tinternet gratuit à l'aéroport (contrairement au café). Donc ça partira sur le blogue quand tinternet il y aura... au pire en revenant à Mtl. Ceci sera peut-être mon seul message du voyage qui sait?

p.s. 12h24, un 2e envol raté, une heure au comptoir Lufthansa et un 3e sprint dans l'aéroport plus tard, assis dans un avion, comme par miracle. Pas encore parti, mais plus près du but que jamais. Prêt pour le marathon de Montréal en t k.

p.p.s. 15h30... Aéroport d'Oslo. Déjà fait le tour. Comme un ikea norvégien. Pas assez de temps pour aller en ville, j'attends. Je viens de trouver le tinternet... 1h gratos. Jicpêp.

samedi 23 juillet 2011

Ça commence bien!?

http://www.cyberpresse.ca/international/europe/201107/22/01-4420124-norvege-la-double-attaque-a-fait-au-moins-87-morts.php

Un 23 juillet en vacances chez les Canicules...

À 30h de partir au pays des maelström et des Lapons!
Au programme:
Îles Lofoten
Tromso
Noordkaap, en lorgnant sur Svalbard.

Pas long, un gros 2 semaines, vacances de la construction obligent.