Résumé d’un 12 mai vu d’un 1er juin (plus que 4 jours de GR à documenter, on va y arriver avant la fin, promis!)
21km suffisants de la plage sereine jusqu’à Pléhérel-plage, Ze plus gros camping municipal de France, où tout y est harmonie et authenticité que dit le site.
Dans le détail à grand coups de du coup (regroupés ici pour notre plus grande exaspération)
• Du coup, à la plage sans château serein, j’ai oublié de mentionner la jasette avec un représentant de l’APPPPL, l’Association des Plaisanciers du Petit Port Pas Loin, qui venait scèner le scène du bateau échoué et le fait qu’il ne m’a posé absolument aucune question sur les motifs de ma présence sur les lieux du naufrage mais qu’à ma question sur si la baie se traverse à pied à marée très basse il a répondu quelque chose sur un coefficient de marée adéquat et le niveau d’incertitude relié au succès. Ça m’a réconforté dans ma décision.
• Du coup, au moment où j’écris ceci, dans le futur d’un 1er juin à Rennes attablé Chez P’tit Louis rue Saint-Louis, la serveuse fort occupée à d’autres clients passe jambes à son ducou pour me dire "du coup, je m’occupe de vous".
• Du coup, au moment où j’écris ceci, dans le futur d’un 1er juin à Rennes attablé Chez P’tit Louis rue Saint-Louis, la serveuse fort occupée à d’autres clients passe jambes à son ducou pour me dire "du coup, je m’occupe de vous".
• Du coup, on revient au 12 mai et c’est toujours pas les grosses chaleurs la nuit sur le matelas glissant mais le sac de couchage multisaisons fait sa job.
• Du coup, le lever est à 8h et le décollage pour la boulangerie à Plévenon à 8h32, ce qui nous fait un détour de 3km sur une journée d’une vingtaine prévus. Ça vaut le du coup, pour un café et ne pas déjeuner pour des pinottes.
• Du coup, le lever est à 8h et le décollage pour la boulangerie à Plévenon à 8h32, ce qui nous fait un détour de 3km sur une journée d’une vingtaine prévus. Ça vaut le du coup, pour un café et ne pas déjeuner pour des pinottes.
• Du coup, c’est à 9h30 qu’apparaît la boulangerie à l’horizon d’un coin de rue médiévale et à 9h30ish que la boulangère dit qu’elle n’a plus de gobelet pour le café mais qu’il y a un café à Fréhel, village voisin, juste à côté, et que le voyageur répond avec son plus bel accent québécois qu’il est à pied et que "juste à côté", c’est deux heures de marche aller-retour avec un packsack su’l dos et pas d’adon mais pas pantoute.
• Du coup, la boulangère trouve un gobelet.
• Du coup, le café s’accompagne du 1er kouign-amann du voyage, qui du coup signifie gâteau au beurre et serait la pâtisserie la plus grasse de ce bord-ci de l’Univers (voir ici pour le menu de l’autre bord), d’un 2e café dans le gobelet de la dernière chance, d’un croissant, d’un pain-au-chocolat-chocolatine (y a débat paraît-il) et d’un sandwich pour la route.
• Du coup, il est déjà presque 11h et c’est le temps d’arrêter de bretter pour aller au Port à Géran (aussi connu sous le nom de Petit Port Pas Loin) et reprendre le GR jusqu’au Fort La Latte (alias Château de la Roche Goyon) puis au phare du cap Fréhel.
• Du coup, il est déjà presque 11h et c’est le temps d’arrêter de bretter pour aller au Port à Géran (aussi connu sous le nom de Petit Port Pas Loin) et reprendre le GR jusqu’au Fort La Latte (alias Château de la Roche Goyon) puis au phare du cap Fréhel.
• Du coup, je mets des liens parce que c’est intéressant et parce qu’avec toute la pointe du Cap Fréhel, on est dans un moment pas mal culminant depuis le début de cette toute belle balade de bord de mer.
• Du coup, Wiki dit que le relief est tourmenté, je suis assez d’accord.
• Du coup, au port, on rencontre des Québécois de la belle ville de Québec, Simon et Elisabeth, en plein 1er voyage père-à-la-retraite-fille-dans-la-fonction-publique, jasants et sympathiques.
• Du coup, au port, on rencontre des Québécois de la belle ville de Québec, Simon et Elisabeth, en plein 1er voyage père-à-la-retraite-fille-dans-la-fonction-publique, jasants et sympathiques.
• Du coup, c’est vers 13h que le château se pointe à nos pieds, et château il y a vraiment ce ducoup-ci, après une petite heure de marche par un beau sentier forestier pour se retrouver par un hasard prévisible à une table à pique-nique avec trois connaissances pré-mentionnées ci-haut, c.-à-d. les 2 Québécois et le sandwich de Plévenon, avec en extra-ordinaire, un café gratuit préparé tout en subrepticité dans le backstore par Aziliz (équivalent breton de Cécile) la gentille et perspicace réceptionniste du château qui a compris immédiatement que j’allais pas retourner à pied levé à Plévenon m’en chercher un.
• Du coup, après les adieux à Simon, Elizabeth, au sandwich et au château visité, la marche continue en enjambant un alignement de touristes à l’âge assez doré jusqu’au phare. Les falaises sont tourmentées là aussi et il y a un beau pilier rocheux dans l’eau avec un paquet d’oiseaux qui y cohabitent, une espèce par étage que m’a dit Gwenaëlle la naturaliste qui m’a fait voir dans sa lunette les bébés cormorans. Je nous ai trouvé un drone de vidéo qui donne une bonne idée du décor. Je vous recommande de cliquer dessus.
• Du coup, je recommande aussi vivement le livre de Tesson Les piliers de la mer. C’est excellent, si on aime les piliers et la mer, les conquêtes magnifiques et inutiles, la littérature, la poésie et l’escalade. Intéressante entrevue ici.
• Du coup, je me retrouve à poursuivre derrière un groupe organisé de 18 marcheux moyen âgeux assez difficile à enjamber, dont le couple qui avait perdu et retrouvé son cell et le chef qui m’invite à cogner à sa porte dans un mois si je passe par le GR devant chez lui, dans le sud breton, à Kerfany-les-Pins, pour changer de les-bains, ah ben.
• Du coup, après le phare et les marcheux, on se retrouve 5km plus loin à longuement traverser le plus immense camping municipal le plus grand de France (lien en haut dans le résumé). Il y a 900 emplacements sur 30ha, ça prend au minimum une demi-heure pour trouver la réception, on s’installe où on veut, c’est étonnamment espacé et varié gazon, boisé, sable, la tente est installée à 18h et il y a un débit de boissons locales à côté de la laverie pour s’hydrater du corps tout en séchant du linge.
• Faque… du coup une bien belle journée et un paquet d’images en plus sur Flickr.










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