samedi 23 mai 2026

GR34 - Jour 5 - St-Malo>St-Jacut

Sommaire exécution
Le samedi 9 mai 2026. Jour de miracle.
Départ à 9h30, la traversée pour Dinard est à 10h10.
~32km, pas clair exactement, y a eu quelques raccourcis

comme la traversée justement, mais clairement une bonne journée et il aurait pas fallu que le camping à Jacut soit 16 pieds plus loin.  

Arrivée au gros camping de Saint-Jacut-de-la-mer à 18h50. Réception fermée, le code du coffre à l’entrée pour les infos du camping ne s’est pas rendu par SMS… mais autre miracle, ou pas, le staff est au food-truck.


En long et en franc largue

Premièrement, sachons que c’est un miracle qu’il ne soit pas tombé une goutte avant 21h et que des lampions seront peut-être allumés le lendemain à l’abbaye pour être cohérent avec ce qui s’écrit dans les polarsteppettes et ne pas perdre le lecteur.trice.


Ceci dit, depuis Dinard, le sentier passe par un environnement de bord de mer assez peuplé sur un bon bout, marcheurs du dimanche, touristes, casino. La pause lunch s’est faite à un agréable resto à Saint-Lunaire, inspiration pour l’exotique coin de planète terreneuvien nommé Saint Lunaire-Griquet où on peut admirer la pleine lune au son des griquets et où on trouve le Dark Tickle qui passe Casablanca sur la tv dans le coin en haut, une autre histoire, longue et résolue elle aussi. 

Si vous cherchez «lunaire» dans l’outil de recherche à droite (version web du blog), vous en saurez davantage mais pas tant que ça. 

Si vous cherchez «griquet» où que ce soit, vous allez être très déçus, écrivez-moi si vous trouvez quelque chose.


Ceci précisé, c’est pas encore donné pour la journée, la marche post-lunaire comprend encore une vingtaine de kilomètres, incluant le long tour du marais de Lancieux les deux pieds sur le multi-centenaire polder. À défaut des pieds, si vous voulez y mettre les yeux, c’est intéressant et c’est ici: https://www.cote-emeraude.fr/listes/quel-avenir-pour-le-polder-de-lancieux/


Passé le marais, ça viraille autour de la baie de Beaussais puis éventuellement on arrive au camping de Saint-Jacut full mobilômes avec une section tentes de randonneurs un peu poche entre la haie et le terrain de basket, mais du beau gazon et des voisines toute en jeunesse, sympatoches Rennettes avec de la jasette, qui passent le long week-end à marcher de Saint-Malo à Saint-Cast-du-Guildo (se prononce 5K, pour les intimes) et qui étaient un peu impressionnées par les +30 km du bonhomme de voisin à l’âge vénérable de leurs pères respectifs.


Une fois la tente montée et la jasette terminée, le food-truck peu invitant, même si peu loin, a convaincu le bonhomme à remarcher un peu péniblement les 8 minutes jusqu’au village juste avant le déluge de la soirée, soute de pluie pour le retour au bercail et une nuit humide.

Au lever, les voisines avaient déjà levé le camp depuis l’aube espérant attraper la basse marée pour aller bretter un brin sur les îles tout au bout que le bonhomme n’a pu voir que de loin pour cause de pancarte impérative (ci-dessous) et c’est très bien ainsi.


*On dit aussi Rennaises paraît-on. 

Et les 908 habitants.tes de Saint-Jacut? Les Jaguennes et les Jaguens, rien de moins.






vendredi 22 mai 2026

Traversée Roscoff-Cork

Plus que quelques heures à Roscoff avant de prendre le large pour une nuit de rêves à bord du Pont-Aven Extra Gravol, petit (!) bateau bleu et blanc aux 11 ponts, 2416 passagers, 185 membres d’équipage, un par mètre de long, un piano-bar, deux restos, un centre d’achat, deux cinémas, une piscine, un DJ… et un magicien! 

Vouloir éviter l’avion et se retrouver sur un bateau qui brûle du fioul pour charrier de l’eau avec du monde en speedo dedans… et un magicien. 🙄

Pour les specs du petit bateau c’est ici: https://www.brittany-ferries.fr/navires/ferries-croisiere/pont-aven/presentation


Pour le reste on verra, si ça brasse pas trop une fois en speedo dans la piscine à vagues, ou en mangeant des biscuits soda dans ma cabine avec pas d’hublot.




GR34 - Jours 3, 4 (pour le concept)

Sommaire exécuté
Un jeudi 7 mai. 28 km de marche pas tant que ça sollicitée, longue traversée de Saint-Malo, mal au pieds, poil au péroné. Camping de la Cité d’Alet(h), en banlieue de Saint-Malo.
Un vendredi 8 mai, capitulation de l’Allemagne nazie et fin de la seconde guerre mondiale en Europe. Pour l’occasion, 0 km de marche avec sac au dos mais quelques pas, léger, pour faire le tour de Saint-Malo-beauport-de-mer.

En long et de travers
Jeudi. Jour de plages.

Départ vers 10h.

Arrivée à 18h au camping de la cité d’Alet(h) qu’on sait pas trop s’il y a un h ou pas. Longues plages qui s’étirent dans les épaules et les talons en approchant de Saint-Malo. Tout beau, la mer, la succession de plages, le ciel, le soleil. Léger raccourci qui a l’avantage de sauver 1 ou 2 km tout en trébuchant sur une possibilité de café au Château de sable de Saint-Coulomb.

Pas trop de dénivelé et malgré la distance le débarquement au camping se fait un peu plus tôt que prévu, 30 minutes avant la fermeture de l’accueil.

Après l’installation sous les arbres dans la section gazonnée cycle-rando, près des chouettes sanitaires, parce qu’il y en a des pas chouettes, ça se passe au Point Zéro, le bar en plein-air du camping, avec food-truck de tacos-crêpes. Pendant que la crêpe mijote et que l’averse menace, un des serveurs du bar qui brette devant le food-truck et la fille du food-truck jasent varices et phlébectomie comme on jase de la dernière crêpe à la mode. Ils ont pas 48 ans à deux. Ça m’a laissé perplexe.


Vendredi. Jour de congé.

Grasse matinée sur l’assez confo nouveau thermarest qui est maintenant «30% moins bruyant» mais qu’on aurait souhaité «110% moins glissant».

Parlant de 110%, avec le même % de pluie annoncée pour les deux prochains jours, la journée a été consacrée à de la tergiversation de haut niveau consistant à faire des demandes de HomeExchange non fructueuses pour aller scèner au sec du côté de Dinan, au fond de la Rance, ville dont on m’avait dit beaucoup de bien. L’infructuosité menant à la résignation, il a été convenu entre les parties de se lever pas tard, d’essayer de paqueter une tente pas trop mouillée et de poursuivre le bonhomme de grand chemin des douaniers vers l’ouest.

Mis à part la tergiversation, la journée a aussi été consacrée à :

• une galette à la crêperie d’Aleth.
• de la déambulation de remparts et de boutiques intramuros à la Vieux-Champlain dans le Vieux-Malo.
• un apéro sur la terrasse emboucanée du café d’Aleth 

• un souper suédois (!) chic au Vomb.





GR34 - Jour 2 - Mont-Dol>Pte Grouin

Sommaire exécuté 
Le mercredi 6 mai 2026. 18 km de marche au pas de pluie, « et avec ceci? », comme on me dit à la boulangerie, et bien un autre 8 km de pouce, celui-ci non sollicité. Pointe de Grouin, gros camping municipal.

En long et en petit largue
Départ à 11h, après brettage matinal.
Marche d’asphalte en diagonale jusqu’à la côte passé Hivel, puis à la Fleur de Sarrasin, une crêperie qui devrait être une galetterie, autre galette et le chef-proprio Cédric qui m’offre un lift non refusable jusqu’à Cancale en jasant qu’il aimerait un jour ouvrir une crêperie à Montréal. Cancale, c’est où on devrait faire comme ElPé et se payer huit huîtres pas cuites au célèbre marché sur le bord du quai avec une couple de coupes de vin blanc. Mais comme le ventre est plein de sarrasin et que l’appétit pour les huîtres de randonnée est moins prononcé que pour la randonnée de bord de mer et de falaises par temps clément, on se pousse allègrement jusqu’au camping municipal de camping-cars et de mobil-homes de la Pointe du Grouin.
Emplacement un peu en pente, vue sur les
 camping-cars, et un peu la mer et le kid qui drible sur le ciment dans les oreilles de tout le monde en guise d’ambiance sonore. Le snack-bar est ordinaire, avec du vol-au-vent douteux au plat du jour, mais il est extraordinairement pas loin. 
Passé le camping, pour se délier les jambes et se remettre du doute, il y a une très jolie vue tout au bout de la pointe, au blockhaus.





GR34 - Jour 1 - Mont-St-Michel>Mont-Dol

Plus intéressant pour la mémoire du marcheur que pour celle du lecteur ou de la lectrice, je nous dérésume la douzaine de journées sur le sentier ici et là puisqu’on aime les détails et que sinon, ça se perd, et puis ça sert à quoi après, on se le demande. Même avant en fait. Et pendant. Qui êtes-vous?

Avertissement: pour ne pas abuser de la lieue bretonne, les distances ont toutes été converties en kilomètres.


Sommaire exécuté
23 km de marche en soute de pluie, 8 km de pouce sollicité, également en soute de pluie. Finale en tente au camping du Mont-Dol.

En long et en grand largue
Ça part de la Brioche Dorée, comme on le sait depuis le 5 mai 2026, après un café de trop et une tente trempe qui dégouline. Il pleut des cordes de 4 pieds en s’il-vous-plait, à siaux et à souhaits, mais ça se calme et le reste de la journée se fait sous petite pluie plus ou moins forte, fine et frette.
Il y a deux options de GR, une variante qui longe le très long bord de la baie et une officielle qui longe au début mais qui remonte dans les terres jusqu’à Roz-sur-Couesnon, puis Saint-Marsan et le reste des 2000 km. Sur ces milliers, il y aura d’autres variantes, on le sent.
L’option choisie est la troisième, moins mouillante, qui coupe par un chemin à travers champs au début puis zigonne par les petites routes en remontant à Roz-sur-machin.
Bel arrêt à l’unique café-dépanneur de la place pour sécher devant le poêle. C’est vide à part la serveuse ben fine puis arrive le couple australo-hollandais parti d’Amsterdam en ibécik qui prend une pause au motel pour cause de pluie. Des randonneurs entrent entre deux cigarettes. 
Les compagnies de tabac ne feront pas faillite en France, ni les shops de mini-pets.
Après la pause, ça remarche en suivant le tracé, qui est conçu expressément pour étirer la sauce du randonneur et pousser à la limite de la compréhension le brettage de grand chemin… ce qui permet de s’enfoncer dans la forêt mouillée au lieu de couper par une belle route asphaltée.
Passé St-Brolabre, avec le temps qui file et les pieds qui flottent, le pouce se lève pour se faire ramasser relativement vite par Bernard et Gilbert. Le premier, 85 printemps sonnants, ancien pêcheur, à peu près au volant et Gilbert, 80, à peu près aux compliments: « (…) je m’excuse de te le dire, mais tu es franchement sympathique » (pour un pouceux d’outre-mer, sous-entend-t’on entre les deux lignes blanches où se trouve à peu près le véhicule).
Lift jusqu’à Dol-en-Bretagne. Après 
2 quasi-collisions avec de bretons piétons, arrivés chez Bernard, les octos m’offrent un bout de gazon pour la tente, j’esquive, pas rassuré par le « franchement sympathique », appelle au camping pour m’annoncer, file à la bretonne et à l’épicerie par le parc puis tombe sur une super crêperie qui fait des galettes, et l’inverse, on y reviendra, nommée la Flambée et m’installe à côté du 2e poêle à bois de la journée pour sécher en mangeant et manger en séchant.
En sortant, le ciel s’est clairé, encore 3-4 km de bitume jusqu’au camping la Roche à Mont-Dol. Tranquille, tout petit, une van, une auto avec tente, des tourterelles pour l’ambiance sonore, douche chaude pleine pression, toujours pas de papier de toilette, ni siège d’ailleurs, mais y a un bol, c’est l’important. 
Jitvb.



jeudi 21 mai 2026

Des chiffres et des lettres no 3

Une série d’articles que je croyais beaucoup plus longue, mais il est jamais trop tard, même après douze ans, pour se rendre à… trois. J’ai mis les liens en bas pour les précédents si ça vous interpelle, là où l’expression « être ailleurs » prend tout son sens.

Des chiffres:
• À l’aéroport, le sac à dos pesait 27,6 livres bretonnes (dans la tradition du beurre salé, faites les maths), incluant 4 ou 5 vieilles barres tendres, avec pas de bouteille d’eau. J’ai jamais trouvé de bonbonne de gaz, et j’ai pas eu besoin de cuisiner, y a de la crêpe en masse sans trop faire de détour, et des huîtres, et des boulangeries, donc le mini-brûleur et le chaudron étaient de trop, pas un gros poids, mais pas nécessaire.
• Distance marchée sur le GR avec le ci-haut saudit sac à dos: 50,5 lieues bretonnes
• Vitesse de croisière: 1 lieue bretonne à l’heure (assez exactement, fascinant hasard), ou 2,5 noeuds, sur terrain plat, le vent dans le dos, en sortant le spi.
• Jours de marche sur le GR: 11 sur 12
• Nuits sans constamment glisser en bas du nouveau matelas : 0
• Nuits pas dans un paradis du camping-car: mettons 3 (Mont-Dol, Château Serein, Plouha)
• Prix des campings: entre 4 et 14€
• Matins à paqueter une tente trempe: seulement 2, étonnamment 
• Crêpes et galettes: pas 12 mais pas loin (excluant les 6 crêpes du beauf à Marjo)
• Talons et chevilles endoloris par un mauvais choix de chaussures (souliers de marche non testés sur une longue run plutôt que bottes de marche éprouvées) : 4 (2 talons, 2 chevilles)
• Lifts de pouce: 6 (2 + 4)
• Population de la Bretagne en 2021: 4,8 millions
• Locuteurs bretons: 107000
• Année où on interdit de parler breton: 1902

Pour les lettres, ça ressemble à ça, la plupart dans l’album photos:
• Ostréiculture
• Mytiliculture
• Camping caristes 
• Mobil-homes
• Gabare
• Goémonier
• Gwin Zegal
• Mâchicoulis 
• Lessiveuse à champignon
• Anatexie
• Lançons 
• Bouchots
• Hermelles 
• Mareyage
• Pifoun

On s’instruit à tout âge. 

p.s. Pour les articles 1 et 2 d’une lointaine époque résolue, c’est ici : 


Je viens de relire, je comprends pas tout mais y a des bouts pas complètement inintéressants. :)

mardi 5 mai 2026

Brioche dorée

Brettage, du vrai de vrai (soyez avertis il y en aura d’autre), avec comme pas tant le goût de sortir au grand air liquide à ras les prés salés, les moutons mouillés et les pieds détrempés… que ça. Fliq’-e-floq’

Le premier jour de rando s’annonce humide. La tente a pris de l’avance et dégouline tranquillement sur le plancher de la Brioche Dorée pendant que le randonneur finit un café et pense en prendre un autre pour bretter davantage (soyez rassurés, j’écrirai pas à chaque fois que je prends un café, sauf s’il pleut, et encore moins à la 3e personne, sauf si c’est l’fun.).

Bienvenue en Bretagne, un parapluie avec votre chausson aux pommes?



lundi 4 mai 2026

Au Mont-Saint-Michel

Grosse journée, un peu de stress pendant la demi-heure planté devant le carrousel qui recrache dans un trou d’aiguille des pelletées de valises à roulettes mais pas de sac à dos avec un TGV pour Rennes imminent, le seul avant 17h. Mais le sac est sorti du chas :)… et en courant un peu sans se faire mal, tout a fonctionné.

L’heure de lousse à Rennes a servi à aller virer chez Décathlon pour rien (pas de chance, pas de bonbonne de camping en stock, faudra chercher en chemin), à apprendre à prendre le métro (2 lignes pour 480000 habitants et ça se prend en criant pinotte sans rire tout en tapant joyeusement du téléphone) et pour s’enfiler un sandwich café crème avant de tomber en pleine face.

Puis le village touristique des « Portes du Mont-Saint-Michel - Une expérience Unique - 70 ans d’escales merveilleuses » en bus et juste le temps de monter la tente, de crasher une heure la pleine face dans le nouveau matelas pendant que le tracteur à gazon tourne autour de la tente, d’aller en navette à l’île, de bretter sur les remparts, de revenir à pied sous la pluie et de se réfugier dans le lobby de l’Hôtel Vert qui gère le camping (12€, du gazon, emplacements pas trop collés, douches chaudes, pas de papier de toilette) pour la suite du déluge. Au moins il vente pas et il fait pas mal plus chaud que dans l’sud du sud de Puerto Williams en décembre.

Sympathique endroit ce rocher insulaire avec une abbaye dessus, des moines dedans, au moins une sœur, et des biscuits. Grâce à dieu et à Sœur Émilie. J’ai pas fait la visite de l’abbaye et pas encore lu grand chose, je vous laisse donc faire les recherches nécessaires à ce sujet, mais voici une piste: Biscuits_Miquelots). 

Donc même en mai, un flux abondant et continuel de touristes selfichtres qui n’ont jamais vu nicher, un goéland. Étonnamment beaucoup de Japonais, sûrement une longue fin de semaine par là-bas, un pont de mai, genre.

La pluie se poursuit toute la journée demain, quelle chance pour débuter la marche de bord de mer 🙄. En attendant, il y a deux restaurants trop chers ouverts dans ce village de touristes, sûrement des « escales merveilleuses et uniques », je vais en essayer un dra-là.

Bon soir, bonne nuit.




dimanche 3 mai 2026

Brettage breton - Le plan

• Des crêpes careyonnes au sirop de Saint-Ursule à Longueuil, un métro, un avion, un train, un bus, des crêpes bretonnes au sirop de pré salé et une nuit humide en camping au mont Saint-Michel
• 15 jours de rando-camping vers le phare ouest sur le littoral costarmoricain en suivant les traces des douaniers et d’un paquet de monde en espérant pas trop mais juste assez
• 3 jours basé à Roscoff à zigonner aux alentours le dos léger 
• Traversée de l’épicontinentale mer Celtique avec une caisse de gravol avec ou sans gingembre
• 7 jours en Irlande dans le Kerry jusqu’à Dublin, avec une caisse de guinness sans gingembre
• Retour en Bretagne en volant et 3 jours à errer à Rennes dont un avec Pat Watson
• 7 jours sur la péninsule de Crozon, ou ailleurs, toujours avec les douaniers dans le décor et Terre-Neuve à 3500 km de l’autre bord
• 2-3 jours à Nantes les pieds dans la Loire, avec le Gerbier-de-Jonc à 1000km en amont
• 4 jours à Kerroc’h dans une maison familiale de bord de plage
• Quelques jours de rando-camping entre Lorient et Nantes
• Quelques jours à côté du château de Nantes pour un Qui Som, en somme et entre autres
• un avion, un bus, la maison.

Selon le degré d’inspiration, ou d’expiation, ça se passera ici, et là, dans les steppes polaires.



samedi 20 décembre 2025

Au bout’

Lisiblement revenu sain et sauf d’être allé au bout’ del fin del camino et presqu’au bout’ del fin del mundo continentalo-intraterrestre. 

Deux nuits relativement fraîches, deux jours de joli bord de rivage à marcher le long du Magellan dans les formidablement bien granoclassés galets de plage et, encore un peu, dans la bouette du printemps, à faire du saute-ruisseau par marée pas assez basse et (pensée pour les amies scrabbleuses) à zyeuter zoizos en aréopage et bateaux en cabotage.

Faits notables:
• le saut pas tout à fait assez en longueur suivi du plantage facial dans les galets au premier ruisseau à 21h30 le soir qui aurait pu coûter une nuit plus fraîche et plus humide,
• le Faro San Isidro,
• l’île Darwin,
• las bahías del Águila (2e nuit) y del Indio (encore à 25km del Cabo Froward, El Bout’),
• les arbres penchés et la roche plissée,
• au retour, le quidam en auto qui s’arrête, baisse sa vitre et me donne un Joe Louis au lieu d’un lift,
• le résident du San Juan adjacent, hameau de l’arrêt de bus, en quête d’une cigarette qui passe avec son dodelinant doodle à 3 pattes qui jappe après moi et les chevaux puis repasse et m’invite pour un cafecito,
• Raul, le sympathique chauffeur de la camionnette pleines d’algues (pensée pour ElPé) qui, tout en jasant nids de poule, cauquén, caiquén et canquén (des espèces d’ouette, volatile quelque part entre oie et canard mettons, mais plus oie, pour situer les nonornithologues de mon espèce), me ramène en ville pour 15h, au lieu du bus de 19h45.

La rando ressemble à ceci:


La fin du camino à cela:



Et le reste aux photos à la même place que le reste, ici:

Pendant ce temps, le tout Punta Arenas est affairé sur le cas du pauvre Oreo…